Revue de presse

Crépuscule – Création 2020

Yves Kafka, La Revue du spectacle, octobre 2020

« Crépuscule » et « Trottoir »… deux chorégraphies inspirées…

[…] Mettant en abyme la gestuelle des danseurs, une vidéo projette en live des cercles lumineux concentriques qui finissent par déborder, comme des tsunamis irrépressibles, sur les premières rangées de spectateurs les incluant ainsi dans le désastre à l’œuvre. Engloutis par ce déluge numérique, les danseurs se débattent dans l’arène plongée dans un silence assourdissant annonçant l’estocade… Avant qu’un autre final soit proposé où l’humanité, loupiote à la main, tenterait de percer l’obscurité des âges farouches à la recherche d’une nouvelle aube. […]

 

Errances – Création 2019

Ramcy Kabuya, africultures.com, octobre 2019

Les Franco côté danse…..Entre fuite et attachement

[…] Deux volontés se font face, deux réalités contradictoires. D’un côté celle du départ et de l’autre celle de l’attachement. Le danseur incarne la première et la statuette qui, paradoxalement évoque le départ, avec son fardeau, sa mine détruite par une longue marche, traduit l’enracinement. Aussi cette tension qu’il y a entre les deux est un cas de conscience, une panique qui se pose à tous ceux qui se retrouvent devant le choix de prendre la route, de s’engager sur la voie de l’ailleurs. Ce sont les tribulations d’un candidat au départ que rejoue Auguste Ouédraogo devant les yeux hagards, la mine harassée du Fardeau. L’œuvre d’art semble lui crier une mise en garde ou lui intimer l’ordre de ne pas céder. On suit bien dans cette lente mise en place, tout le processus de l’acte migratoire, ce que signifie quitter sa maison, la laisser à terre, s’arracher de son sol, ce qu’il en coûte de renoncement. […]

 

Siegfried Forster, Rfi, septembre 2019

«Errances» aux Francophonies, avec le danseur burkinabè Auguste Ouédraogo 

[…] Pour le danseur et chorégraphe burkinabè Auguste Ouédraogo, « nous sommes des éternels errants ». Sur le plateau règne une énergie dense et intense, incarnée par le corps du danseur, mais puisée dans une sculpture. 

Cette dernière, nommée Le Fardeau, se retrouve au centre de « Errances », présentée aux Francophonies à Limoges. Une pièce poétique et ingénieuse, à la fois personnelle et universelle. […]

 

Yves Kafka, La revue du spectacle, juillet 2019

L’insoutenable légèreté du « Fardeau » chorégraphié, immersion in vivo

[…] Auguste Ouédraogo, tout en muscles et finesse, le regard fixé sur cet autre lui-même posé au sol, « habite » l’espace sans autre horizon que les murs gris bétonnés et éclairés par une lumière crépusculaire.

Assis sur une sorte de cube et accompagné par la carcasse métallique d’une maison « idéale » (au sens où l’employait Rimbaud dans « Ma Bohème » – « Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées/Mon paletot aussi devenait idéal » -, maison réduite à l’état d’idée, tant elle a perdu sa matérialité), il va rejouer à l’envi les déplacements liés aux horizons perdus.

Ses mouvements de reptation au sol sont délivrés comme en apesanteur, ce qui contraste violemment avec le fardeau des départs forcés et des arrachements qui y sont attachés. Dans un silence sépulcral, il s’allonge, rampe, se recroqueville, se relève, s’agenouille, pousse devant lui ce double encombrant, comme un chemin de croix où les stations seraient marquées par le sceau d’un espoir incrédule :comment pourrait-il penser un seul instant, l’homme sans amarres, qu’il puisse trouver « la porte de sortie » susceptible de l’amener vers un ailleurs ? […]

Anne-Marie Chariol, Le résistant, novembre 2018

L’art de grandir

[…] Les écoliers de trois classes de Vayres et Izon quittent la grande salle du Musée des Beaux Arts le sourire aux lèvres et les yeux pétillants Ils viennent d’assister à la présentation du  » D’art d’art  » par Auguste Ouédraogo de la compagnie Auguste-Bienvenue. […] Les enfants créeront eux-mêmes en atelier des danses d’après d’autre œuvres […] il s’agit de sensibiliser les jeunes à la diversité artistique de développer une offre artistique et de fédérer les acteurs institutionnels. […]

 

Les Vivants – Création 2018-2019

Yves Kafka, Inferno, mars 2019

Les « Vivants » et sur le mur j’écris ton nom…Liberté!

[…] Beau moment de chorégraphies à fleur de peau « requalifiant » à juste titre la Femme dans une société prise, quoi qu’on en dise, dans les rets d’un héritage gérontocratique aux relents machistes d’un autre temps, celui de l’esclavagisme honni. Ainsi ces mouvements corporels féminins, jusques et y compris dans la répétition stéréotypée de certaines de leurs postures, sont-ils à vivre comme la mise en mouvement de pesanteurs séculaires à abattre. Et, in fine, c’est le sujet féminin aux couleurs de la diversité qui triomphe permettant d’ajouter la conquête du « e » au beau nom de « vivant-e-s ». […]

 

Walid Salem, Rue 89 Bordeaux, mars 2019

Auguste-Bienvenue, la compagnie qui libère la femme africain par la danse

[…] Elles sont originaires du Burkina Faso, Niger, Côte d’Ivoire, et également de France. Elles s’affrontent et se confrontent pour parvenir à un langage commun qui leur permettra d’affirmer « la présence des femmes dans le processus de création, ici et ailleurs, sans qu’il ne soit plus possible de les ignorer », qui leur permettra finalement d’être « vivantes ». […]

Céline Musseau, Sud Ouest, mars 2019

Danseuses engagées

[…] « Les Vivants » que l’on pourrait écrire aujourd’hui « vivant.e.s » met en lumière la ténacité de ces danseuses africaines qui ont choisi de poursuivre cette voie professionnelle coûte que coûte, dans un monde d’hommes et encore peu habitué à la danse contemporaines. […]

Anne Rasatie, Nofi média, mars 2019

« Les vivants « de la compagnie Auguste-Bienvenue : l’énergie au féminin

[…] Durant plus d’une heure, les sept danseuses s’expriment avec une énergie hors du commun : l’énergie féminine. Tour à tour drôles et dramatique, les danseuses se réapproprient la rencontre avec l’Autre dans une chorégraphie puissante et énergique, à l’image de la complexité de l’humain, et symbolisée par la diversité de l’équipe de la Compagnie. […]

Frédéric Dussarrat, La grande radio, mars 2019

Les “ Vivants  » , hommage à la ténacité de ces danseuses africaines au Glob Théâtre, Bordeaux

[…] S’y retrouvent des danseuses africaines de tout le continent. Montée avec les participantes 2018, et composée avec le regard du chorégraphe Lacina Coulibaly, Les Vivants propage aussi un propos plus universel : celui de croire, coûte que coûte, par-delà les frontières, à la force d’un engagement dans la création, dans une danse qui rapprocherait malgré les murs qui se dressent malheureusement de plus en plus haut. Opposition au repli identitaire, cette pièce déploie les moyens de trouver un langage commun. Et en ces temps de réveil de la parole féminine, ces Vivants.es affirment aussi la présence des femmes dans le processus de création, ici et ailleurs, sans qu’il ne soit plus possible de les ignorer. […]

Peubléto – Création 2018-2019

Harding M’Bra, le nouveau courrier n°2077, mars 2020

DANSE / « PEUBLETO  » DE BIENVENUE BAZIE  Choisir sa voie, entre rêves et réalités

[…] « Peubléto », c’est un voyage introspectif, une émouvante chorégraphie introspective, de la danse au pays des hommes intègres, dans le sillage de Salia Sanou et Seydou Boro, les pionniers. Cet autoportrait est représenté dans une ambiance tamisée, dans un cercle de rideau transparent dans lequel le danseur tourne et met en mouvement un échange familial. […]

Benjamin Sablin, Karoo, mars 2020

Peubléto – Théorèmes du fou

[…] La chorégraphie est remarquable de précision, jouant avec une facilité désarçonnante l’équilibre entre les mouvements hachés et la souplesse de ceux qui se déroulent et se réenroulent en eux-mêmes. Chaque geste prend une consistance comme pourrait le prendre une sculpture, un tableau, une mélodie particulièrement poignante, une scène de film particulièrement touchante. […] Vous vous croyiez dans un spectacle de danse, vous voilà face à une installation artistique visuelle on ne peut plus avant-gardiste, on ne peut plus élaborée, où tout se détache, où tout se fragmente, encore. […]

Safidin Alouache, la revue du spectacle mars 2018

Peubléto….danse au chant d’une passion

[…] Bienvenue Biazé nous amène jusqu’aux rivages de sa vie. L’homme est seul sur scène dans une scénographie qui laisse voir six toiles blanches transparentes suspendues. La chorégraphie s’articule autour d’un tronc en équilibre où les bras font des mouvements souples et tournants. […] Plus les bras sont proches du tronc et plus le mouvement est rapide, plus ils sont éloignés et plus la vitesse est lente comme si l’équilibre était moins assuré. La chorégraphie est d’ailleurs le corollaire de ce tâtonnement, de ce choix difficile et assumé pour lui d’être danseur où, tout au long du spectacle, une confiance, un choix assumé pour son métier et son art est revendiqué. […]

Brigitte Rémer, Ubiquit-cultures.fr , mars 2018

Peubléto – rêves et réalités

[…] Cette pièce parle de la mémoire et de la transmission entre les générations. Elle est un hommage plein de tendresse à sa filiation, ascendante et descendante. Énergie et maîtrise résument son travail, l’image fait partie de l’écriture scénique et complète l’introspection sur son parcours. Tout fonctionne et s’emboite : les images de Grégory Hiétin qui capte les gestes et les silences des parents de Bienvenue, à Ouagadougou ; la scénographie de Marc Valladon qui permet la superposition et le glissement des univers, ici et là-bas, éclairée par les lumières de Fabrice Barbotin ; l’univers musical d’Adama Kouanda, mêlant instruments classiques et sons électroniques aux sonorités traditionnelles. Tout contribue à la réussite du spectacle et le danseur, tel un laboureur, creuse son sillon. […]

Céline Musseau, Sud Ouest, mars 2018

La danse vers soi-même

[…] Seul en scène, Bienvenue raconte ce parcours authentique à travers une danse déliée, élégante et évocatrice. Qui raconte le combat contre les autres comme contre lui-même, le long apprentissage avant de réussir à bien se positionner, à trouver le juste équilibre, à ancrer ses pas pour choisir la bonne direction, écrire son propre chemin. Peubléto c’est l’histoire d’un rêve devenue réalité […]

Stéphanie Pichon, Junkpage, mars 2018

Va, danse et deviens

[…] À 38 ans, après avoir été interprète, chorégraphe, pédagogue, Bienvenue Bazié a eu envie de s’intéresser aux choix de vie. Les siens, et ceux des autres. De creuser la difficulté, à l’adolescence, de s’engager dans la bonne voie et de tenir malgré les pressions sociales et familiales. Lui avait plutôt envisagé des études de comptabilité. Il n’a pas tenu un an avant d’annoncer à ses parents qu’il voulait devenir danseur professionnel. Or, pas plus ici que là-bas, la vie d’artiste ne figure dans le top 5 des futurs rêvés par les parents… Sans lui opposer un non catégorique, son père lui glissera un sobre : « J’espère que tu sais ce que tu fais. » […]

 

Yokel, La terrasse, février 2018

Peubléto (Rêves et Réalités)

[…] Comme d’autres, Bienvenue était promis à une destinée radicalement différente. Qu’a-t-il fait des rêves que l’on avait pour lui ? A travers un film qui revient sur sa trajectoire au Burkina Faso, à travers une danse pleine de souvenirs, notamment maternels, le spectacle se dévoile comme une traversée pluridisciplinaire profondément documentée et sensible. […]

PerformerS – Création 2015

Mireille Davidovici, Théâtre du blog, mars 2016

Performers, chorégraphie d’Auguste Ouédraogo et Bienvenue Bazié

[…] Dans le cadre des Traversées africaines (voir Le Théâtre du Blog), le Tarmac invite la compagnie Auguste-Bienvenue à partager avec le public une création singulière, mêlant improvisation musicale, chorégraphique et lumineuse pour “ faire vivre au spectateur ces moments de recherche où les matières naissent, se développent et se transforment “, dit  Bienvenue Bazié. [ …] Performers, spectacle expérimental, participe d’une exploration de la matière mouvante et éphémère de l’être-en-scène, avec ses harmonies et ses dissonances. […]

 

Stéphanie  Pichon, Junkpage, novembre 2015

Trio pour un temps présent

[…] Quinze ans après la création de votre compagnie, et des pièces très engagées, PerformerS semble marquer un tournant. Vous dites être à la recherche « d’un nouveau cadre », « d’une matière chorégraphique inédite ».

Jusqu’à maintenant, pendant nos temps de création, surgissait une matière chorégraphique abondante mais souvent délaissée au moment de faire la synthèse et de construire un spectacle autour d’un propos ou d’une thématique. Avec PerformerS, nous avons eu envie de nous saisir de cette matière-là, qui jaillit de moments d’improvisation, de nous y attarder, de la garder alors même qu’elle ne rentre dans aucun thème préétabli.

L’improvisation n’entre donc pas seulement dans le processus, mais s’invite sur scène…

Nous donnons à voir au public comment la matière est née, comme elle se développe, comme elle peut devenir spectaculaire, ou pas. Nous nous autorisons à nous consacrer uniquement au mouvement. À savoir comment le porter, comment le découper, comment le développer dans différents espaces, sans nous préoccuper d’une thématique. Nous travaillons à partir d’indications corporelles qui nous aident à créer, puis nous convenons de moments de rencontre, de rendez-vous entre nous deux. […]

Zouhan La Parole – Création 2012-2013

Lorianne Sandt, Webzine HAPPE:N, juin 2013

Zouhan, la parole – cie Auguste Bienvenue

[…] Le spectacle se veut participatif. Au travers d’échanges de paroles, ou plutôt d’étranges interjection burkinabées, un lien se crée entre le public et le conteur. Le cadre est posé, le ton est enjoué, les sourires accrochés aux visages ; nous nous laissons porter par de sages mots et de drôles de proverbes […] Sur la musique le conteur recadre l’action : deux guerriers sont prêts à s’affronter pour défendre l’honneur de leur village […] , les deux danseurs entrent en scène pour un combat complexe et maîtrisé. […]

Fréderic Ilboudo, L’opinion N°792-793, décembre 2012

Zouhan, la parole qui danse

[…] Les deux lutteurs danseurs se mettent en mouvement. Se toisent, jaugent, se mystifient. Et tout ça, dans des pas de danse assurés, coordonnés […] Cette pièce sort des sentiers battus et transgresse les codes de la danse contemporaine. Les émotions sont là. L’écriture chorégraphique est lisible, même par les néophytes. « C‘est du beau boulot » lance un spectateur à la fin de la pièce. Zouhan qui signifie la parole, est en fait le point de rencontres entre la musique, la danse et le conte. […]

 

Tourments noirs – Création 2009

Valérie Gros-Dubois, blog entrez dans la danse, mai 2015

Retour sur le festival Urban Life de Bruxelles des 7 et 8 mars dernier : un grand succès pour la danse à Bruxelles

[…] Mon coup de cœur pour la compagnie Auguste-Bienvenue et plus précisément, pour le chorégraphe-interprète Auguste Ouedraogo qui a donné son solo engagé Tourments noirs. Ce solo s’inspire des discours de Thomas SANKARA pour poser la question de l’identité de l’Homme Noir dans un contexte mondialisé, ainsi que de l’épineuse question du développement de l’Afrique. Rester soi-même ou tout renier pour intégrer l’inconnu ? Que faire pour redonner à l’Homme Noir sa place au sein des peuples de la planète ? Que faire pour permettre à l’Afrique de prendre le chemin du développement ? Voilà bien des questions qui fâchent, qui inquiètent… qui tourmentent ! Ce qui est sûr, nous dit SANKARA, « …nous devons accepter de vivre africain. C’est la seule façon de vivre libre et de vivre digne.» […]

Marine Duval, Parisien du bout du monde, juin 2009

« Bravo, à voir »

[…] Le solo « Tourments noirs » inaugure la soirée dans un décor épuré où seuls le son et la lumière accompagnent le brillant Auguste Ouédraogo, chorégraphe de son propre spectacle. Une musique évocatrice mélange des bruits d’armes et de machine. Du mime à la danse, les muscles s’animent peu à peu pour figurer l’homme africain déchiré par l’esclavage et la guerre. […]

 

Traces – Création 2007/ Création de l’association Wa tid Saou

Bordeaux sorties, mars 2010

Allons, danser maintenant 

[…] deux chorégraphes de la compagnie Auguste-Bienvenue lancent une nouvelle association pour faciliter les échanges entre Ouagadougou et des villes française. « Wa Tid Saou » qui signifie « Allons Danser » existe depuis un an sur le papier. Basée pour l’instant dans les locaux de Mc2A aux Chartrons. « Pour nous la danse regroupe plusieurs discipline : il est difficile de la pratiquer sans musique ». […] Outre le pluridisciplinarité et la diffusion dans les campagnes, l’association développe au Burkina un axe intitulé « engagement féminin » pour former des femmes africaines aussi bien à la danse contemporaine qu’à la régie, son, la lumière, ou la gestion du plateau . Dans l’esprit des africains, la danse n’est pas un métier mais un loisir. » […] 

 

Bûudu (Le songe du peuple) – Création 2002

Judith Mackrell, The gardian, mars 2005

Moving Africa 2

[…] This is a study of tradition rather than emotion in which three men take apart and scrutinise the dances and relationships from which their community has been formed. All three performers are superb: when they linger over slow, self-reflective poses the lines andrhythms of their bodies are richly judged […] 

[…] Il s’agit d’une étude de la tradition plutôt que de l’émotion, dans laquelle trois hommes démontent et examinent les danses et les relations à partir desquelles leur communauté s’est formée. Tous trois interprètes sont superbes : lorsqu’ils s’attardent sur des poses lentes et réfléchies, ils posent les lignes et les rythmes de leur corps sont richement jugés. […]

 

Engagement Féminin

Engagement Féminin #11

Anhitaga Nathnael Kalguré, Fasozine, juillet 2019

[…] La 11e édition de « Engagement féminin » est à sa phase finale qui est la restitution des ateliers de danse. La première soirée de restitution est intervenue le vendredi 26 juillet 2019 dans la soirée au CDC La Termitière.

Les danseuses et danseurs ont été formés pendant un mois par les chorégraphes Auguste Ouédraogo, Bienvenue Bazié et Lacina Coulibaly. Les apprenants ont travaillé sur le regard que doit avoir le danseur, le choix de la musique, la cohésion entre danse, temps et espace, l’exécution d’un mouvement en groupe à travers l’écoute musicale et l’exploration du corps. Ils ont également été formés sur les notions d’objets et d’accessoires dans la création, leur sens, leur fonction et leur utilité. […] Amos Blandina, danseuse interprète togolaise qui est à sa première participation à « Engagement féminin » trouve que c’est une expérience exceptionnelle que d’y participer, vu qu’elle ne pratiquait pas d’habitude la danse contemporaine et traditionnelle. « J’espère grâce à cette formation trouver des projets dans mon pays pour faire avancer engagement féminin, et j’espère revenir l’année prochaine », a-t-elle laissé entendre. […] 

 

Engagement Féminin #10

Dimitri Kaboré, Fasozine, Août 2018 –     Interview de Bienvenue Bazié

Engagement Féminin acte 10 : « Pari réussi » pour la compagnie Auguste-Bienvenue

[…] En 10 ans, quel a été la contribution d’engagement féminin dans l’émergence des femmes dans le domaine chorégraphique ?

En 2008, quand nous avons lancé engagement féminin, il n’y avait pas autant de danseuses sur les compositions chorégraphiques. Aujourd’hui, nous avons une participation de la jeune génération féminine aux projets chorégraphiques. Entre autres, nous avons Salamata Kobré qui a travaillé avec Herman Diephuis. Elle interprète aussi dans plusieurs pièces de la compagnie Auguste-Bienvenue en plus de son propre projet solo. Il y a aussi, Mariam Traoré qui est aussi interprète. Que ce soit en Afrique ou au Burkina, on compte plusieurs danseuses qui sont sur les plateaux et qui participent à la dynamique chorégraphique.

Votre objectif à terme est il de produire des artistes talentueux à l’image d’Irène Tassembédo et de Germaine Acogny ?

Notre souhait est qu’elles deviennent des danseuses qui portent le projet engagement féminin et qu’elles forment à leur tour de jeunes danseuses et surtout qu’elles soient des leaders comme Irène Tassembedo. […] 

Engagement Féminin #6

Amos Bengelet, Le stratège, Juillet 2014   

Emily COATES, Chorégraphe : « Le projet engagement féminin est une initiative louable »

[…] Quel est le degrés de réceptivité des danseuses ?

Le niveau d’ensemble des danseuses est appréciable.Elles ont déjà un bon background en matière de chorégraphie.Nous avons davantage travaillé sur la précision des gestes, la gestion du trac, les normes socioculturelles, l’expression corporelle,… L’assimilation s’est très bien faite car l’intérêt des danseuses était manifeste.

Quelle appréciation d’ensemble faites-vous du projet « Engagement féminin » ?

J’ai rencontré Auguste et Bienvenue il y a de cela 4 ans.Ils font un remarquable travail car il y’a très peu de chorégraphes féminins. Nous espérons pouvoir inverser la tendance grâce à ce projet. C’est une problématique qui nous interpelle tous car nous devons toujours nous battre pour une meilleure représentativité des femmes au niveau des différents secteurs d’activités. Il en est ainsi de la danse contemporaine, du sport, de la politique… L’initiative est donc louable et elle mérite d’être soutenue. […] 

Engagement Féminin #5

Jérôme William Bationo, Burkina Cahier Culture, septembre 2013

Pour la promotion de la danse au féminin

[…] « En cinq années d’existence, le bilan est très satisfaisant car le nombre et la diversité des participantes vont croissant », a indiqué Bienvenu Bazié, co-initiateur du projet. Très peu diffusée sous nos cieux, la danse contemporaine l’est encore moins dans le milieu féminin contrairement aux danses modernes, genre Coupé-décalé et autres. « Engagement féminin » est donc une réelle aubaine pour sa vulgarisation. « Pendant ces deux semaines nous avons appris beaucoup de choses concernant les techniques d’improvisation et de recherche ; cela nous offre plus d’outils chorégraphiques pour nos futures créations et je souhaite que cette activité aille grandissant », a apprécié Aminata Traoré, stagiaire de la Côte d’Ivoire. […] 

Engagement Féminin #4

Yannick Sankara, Journal l’évasion, juillet 2012

Les travaux de Nora Chipaumire restitués

[…] Suite à la collaboration entre la compagnie Auguste-Bienvenue et les structures culturelles françaises dont celle de Paul Les Oiseaux à la faveur de la troisième édition du projet Engagement Féminin, plusieurs ateliers de danse ont été programmés […] Les stagiaires qui étaient des filles, ont montré au public ce jour là ce qu’elles ont appris, à travers des formes de danses bien maîtrisées. Des danses qui traduisent ce qui se passe quotidiennement dans un groupe de société et qui ont bien été appréciées par le public. […] 

 

Engagement Féminin #3   

Voro Korahire, septembre 2011

Comment passer de la photo à la danse

[…] « Permettre aux danseuses du Burkina Faso de rencontrer mon univers chorégraphique et les essayer à l’écriture chorégraphique à travers mon style » , c’est sur ces termes que la formatrice française, Valérie Rivière […] Deux semaines durant, ces filles ont appris à exécuter avec assurance et aisance, des pas de danse en passant d’une photo à une autre ( phrases chorégraphiques ). La particularité de cette danse contemporaine réside dans l’absence de grands mouvements corporels caractéristique de la chorégraphie. «  Nous avons l’habitude de danser avec la force, ce qui n’est pas le cas ici. Le travail de Valérie, c’est beaucoup plus avec la tête et non avec le corps et ceci demande plus de concentration ». […] 

 

Engagement Féminin #2

Moussa Dabone, mapping cultural diversity – good practices from around the glob, 2010    

Women, on your marks ! Engagement féminin : Engaging women dancers in West Africa

[…] Capacity building is the key of the initiative. While promoting freedom of artistic expression, the project also aims to encourage professionalisation of female artist in contemporary dance. It thus a bottom-up approach to provide artistic and technical skills to a still under represented group of artists. Through this project, women femal artists not only learn dance, but also valuable lessons in artistic management and career development. Further, Engagement Féminin also promotes international cultural exange by connected artists from Ouagadougou and Bordeaux. Each phase of the project to evaluation by all project skateholders. Participating dancers, artistic and administrative directors evaluate the project and the results of the same are used to develop further editions[…] 

[…] Le renforcement des capacités est la clé de l’initiative. Tout en promouvant la liberté d’expression artistique, le projet vise également à encourager la professionnalisation des femmes artistes dans la danse contemporaine. Il s’agit donc d’une approche ascendante visant à fournir des compétences artistiques et techniques à un groupe d’artistes encore sous-représenté. Grâce à ce projet, les femmes artistes n’apprennent pas seulement la danse, mais aussi des leçons précieuses en matière de gestion artistique et de développement de carrière. En outre, Engagement Féminin promeut également l’échange culturel international par des artistes connectées de Ouagadougou et de Bordeaux. Chaque phase du projet est évaluée par l’ensemble des participants au projet. Les danseurs participants, les directeurs artistiques et administratifs évaluent le projet et les résultats de celui-ci sont utilisés pour développer d’autres éditions […] 

 

Christine Sawadogo, Evasion-le pays, octobre 2010

La compagnie Auguste-Bienvenue « Dans un s’y mettre »

[…]  Produit par Art’Dev / compagnie Auguste-Bienvenue et l’association Wa tid Saou, «  Dans un s’y mettre » est un voyage qui se construit sur la recherche permanente de l’équilibre, l’engagement de soi au quotidien dans les choix, les envies et dans la réalisation des imaginaires et des rêves. […] 

 

Engagement Fénimin #1

Frédéric Ilboulo, journal l’opinion, septembre 2009

L’OPA féminine est-elle en marche ? Profession danseuses et fière de l’être

[…]  « La danse en Afrique s’est masculinisée énormément et je me pose des questions et je pense qu’en Afrique, le statut d’artiste est plus reconnu et plus valorisé qu’en Europe. J’en appelle à une OPA féminine pour reconquérir les plateaux de danse ». Ce cri du coeur de Sophie Renaud, directrice d’Afrique en création de Culturesfrance semble avoir trouvé un écho favorable avec « Engagement Féminin » qui veut apporter un début de solution. En effet, ce projet est la matérialisation de la volonté des jeunes danseurs-chorégraphes burkinabé, Auguste Ouédraogo et Bienvenue Bazié, qui désirent apporter leur touche dans la danse contemporaine africaine. En mettant l’accent sur la gente féminine restée jusque là en marge ils ouvrent le chemin de l’espoir. Le projet « Engagement Féminin » se veut donc un tremplin qui permettra aux filles de la sous-région Ouest-africaine, de s’engager de façon sérieuse et durable dans la pratique de la danse contemporaine. […] 

 

Autre projets

Compagnie des arches, Site de la compagnie des arches, mars 2015

[…] D’un niveau technique ‘intermédiaire plus’, ce stage est avant tout pédagogiquement conduit d’une main de maître par Bienvenue et Auguste (donc de 2 mains de maître ? Ah ah) qui accompagnent même les plus relous novices dans la décomposition du mouvement puis sa recomposition sur les rythmes du balafon et des djembés. […] Expérience sportive, technique et d’expression artistique emmenée par deux artistes fantastiques et un admirable duo de musiciennes qui apportent des rythmes fins mais puissants. […] 

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